Detention of Opposition Figure Bilie-By-Nze in Gabon
Détention de l’Opposant Bilie-By-Nze au Gabon
By Radio France Internationale
October 15, 2026
On 15 April 2026, Alain-Claude Bilie-By-Nze was remanded in custody as part of an investigation into alleged breaches of trust and fraud dating back to 2008. “Six months after his arrest, he has not been questioned even once by the investigating judge,” says one of the lawyers representing the opposition figure and former Prime Minister of Gabon, who is demanding his release. She refers to a “phantom complainant” in this case and claims that “the statute of limitations has expired”.
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Le 15 avril 2026, Alain-Claude Bilie-By-Nze était placé en détention dans le cadre d'une enquête sur des faits présumés d’abus de confiance et d’escroquerie datant de 2008. « Six mois après son arrestation, il n'a pas été entendu une seule fois par le juge d'instruction », dénonce l’une des avocates de l’opposant et ancien Premier ministre du Gabon qui exige sa libération. Elle évoque « une plaignante fantôme » dans cette affaire et des « faits prescrits ».

It has been six months since the opposition figure Alain-Claude Bilie-By-Nze was arrested in Gabon. This former minister and Prime Minister under President Ali Bongo has been in custody since 15 April 2026 as part of an investigation into alleged breaches of trust and fraud dating back to 2008.
A woman accuses him of failing to repay 5 million CFA francs (7,622 euros) which she claims to have advanced at the time for the organisation of the National Festival of Cultures.
The Gabonese courts have already rejected several applications for release made by Alain-Claude Bilie-By-Nze’s lawyers, and on 5 October the investigating judge decided to extend his detention by six months, on the grounds that it had not been possible to carry out the essential steps of the investigation.
For the opposition figure’s defence team, this is further evidence of the Gabonese judiciary’s inaction in this case.
“No one knows where the complainant is, not even the Court of Cassation”
Lawyer Gisèle Eyue Bekale, a member of the lawyers’ collective, has spoken out against a procedure marred by irregularities, in an interview with Liza Fabbian: “Six months after his arrest, Mr Alain-Claude Bilie-By-Nze has not been interviewed once by the investigating judge, which is rather curious. All our requests for a substantive hearing, our applications for bail, our arguments that the statute of limitations has expired, and our motions to set aside the proceedings have all been rejected.”
She continues: “We have therefore referred the matter to the Court of Cassation for a ruling. And, apparently, the Court of Cassation is having difficulty notifying the complainant of our various appeals. Because, in reality, she is a phantom complainant: nobody knows where she is, not even the Court of Cassation. But no civil party can block criminal proceedings. So, in reality, her presence is not necessary.”
The lawyer concludes: “We are simply awaiting the release of Mr Alain-Claude Bilie-By-Nze. Criminal proceedings should never have been brought because the events date back 18 years and the statute of limitations has expired. Therefore, no prosecutor in the world would ever have opened an investigation into this case or even issued a direct summons. In reality, this is nothing short of a witch-hunt.”
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Cela fait six mois que l'opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze a été arrêté au Gabon. Cet ancien ministre et Premier ministre sous la présidence d'Ali Bongo est incarcéré depuis le 15 avril 2026 dans le cadre d'une enquête sur des faits présumés d’abus de confiance et d’escroquerie datant de 2008.
Une femme lui reproche de ne pas avoir remboursé 5 millions de francs CFA (7 622 euros) qu’elle aurait avancés à l'époque, pour l’organisation de la Fête nationale des cultures.
La justice gabonaise a déjà rejeté plusieurs demandes de libération formulées par les avocats d’Alain-Claude Bilie-By-Nze et le 5 octobre le juge d'instruction a décidé de prolonger sa détention de 6 mois, faute d'avoir pu poser les actes essentiels de l'instruction.
Pour la défense de l’opposant, c'est une preuve supplémentaire de l'inaction de la justice gabonaise dans cette affaire.
« Personne ne sait où se trouve la plaignante, pas même la Cour de cassation »
L'avocate Gisèle Eyue Bekale, membre du collectif des avocats, dénonce une procédure teintée d'irrégularités, au micro de Liza Fabbian : « Six mois après son arrestation, Monsieur Alain-Claude Bilie-By-Nze n'a pas été entendu une seule fois par le juge d'instruction, ce qui est quand même assez curieux. Toutes nos demandes d'interrogatoire au fond, nos demandes de mise en liberté provisoire, nos demandes de prescription des faits, nos demandes de nullité, ont toutes été rejetées. »
Elle poursuit : « Nous avons donc saisi la Cour de cassation pour qu'elle statue. Et, apparemment, la Cour de cassation a du mal à notifier nos différents recours à la plaignante. Parce qu'en réalité, c'est une plaignante fantôme : personne ne sait où elle se trouve, pas même la Cour de cassation. Mais aucune partie civile ne peut bloquer l'action publique. Donc, sa présence, en réalité, n'est pas nécessaire. »
L’avocate conclut : « Nous attendons tout simplement la libération de Monsieur Alain-Claude Bilie-By-Nze. L’action publique n'aurait jamais dû être engagée parce que les faits datent de 18 ans et les faits sont prescrits. Donc, aucun procureur au monde n'aurait jamais ouvert une information dans ce dossier ou même une citation directe. En réalité, il s'agit d'un véritable procès en sorcellerie. »
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